Stratégies pour vos REER

En cette période de cotisation REER, nous trouvions intéressant de vous partager quelques stratégies pour optimiser vos cotisations REER et faire travailler deux fois votre argent.

REER ou CELI?

La question revient régulièrement entre savoir si vous devez cotiser à votre REER ou à votre CELI. L’avantage du REER est d’avoir un retour d’impôt plus haut aujourd’hui que le montant d’impôt que vous devrez payer une fois à la retraite.

Table d’impôt 2021

Vu les tables d’impôts, si votre niveau d’imposition le plus haut est de 27.53%, soit un revenu brut de 44 000$ ou moins, nous vous conseillons de cotiser à votre CELI.

Entre 44 000$ et 50 000$, selon votre situation familiale, le REER peut être intéressant pour faire diminuer votre revenu familial et augmenter vos subventions pour les enfants. Si vous n’avez pas d’enfant, nous continuons à privilégier le CELI.

Pour un revenu brut de 50 000$ et plus, nous conseillons le REER car le retour d’impôts de 37.12% est très intéressant et une fois à la retraite, vous devriez avoir un taux d’imposition inférieur, rendant le REER très rentable. Si vous êtes un fonctionnaire et que vous bénéficierez d’un fond de pension, cela peut amener une réflexion différente et nous faire prioriser le CELI.

Vous pouvez valider votre niveau d’imposition sur le PlaniGuide de Raymond Chabot Grant Thornton.

Faire travailler deux fois son argent avec le REER

Pour illustrer nos propos pour faire travailler deux fois votre argent, nous prendrons les données suivantes :

Retour d’impôt investi dans le CELI

La première technique consiste à cotiser son retour d’impôt dans son CELI pour être capable d’avoir de l’argent libre d’impôt à la retraite ou en cas d’imprévu dans la vie de tous les jours.

Si vous commencez cette stratégie à l’âge de 25 ans et que vous avez un rendement moyen de 4%, vous aurez à 65 ans la somme de 201 704$ dans votre CELI et la somme de 533 508$ dans votre REER.

Retour d’impôt investi dans le REEE

La deuxième technique, si vous avez des enfants, consiste à cotiser son retour d’impôt dans le Régime Épargne Étude Enregistré (REEE) pour assurer le financement des études de vos enfants.

Si vous commencez cette stratégie dès la naissance de votre enfant jusqu’à ses 17 ans, vous aurez accumulé dans le REEE la somme de 64 756$ en ayant investi seulement 34 697$.

Au Canada, le coût moyen de 5 années d’études post-secondaires est de 54 347$. Vous serez donc en mesure de couvrir les frais d’études de votre enfant en ayant exploité votre retour d’impôt.

Suivi des marchés

États-Unis

Les résultats globaux légèrement positifs que les principaux indices boursiers américains ont affichés ont masqué ce qui était une semaine très volatile, une semaine qui a alimenté davantage d’anxiété dû aux baisses du marché au cours des trois semaines précédentes. Le S&P500 a finalement enregistré un gain de 77 points de base tandis que le Nasdaq a tout juste terminé la semaine en territoire positif (+0,01%).

Résultats trimestriels : Selon FactSet en date de vendredi, les bénéfices du quatrième trimestre des entreprises du S&P500 étaient en hausse de 24% sur la base des entreprises qui ont publié leurs résultats.

PIB : L’économie américaine a repris de l’élan au cours des trois derniers mois de 2021, progressant à un taux annuel de 6,9%. Dans l’ensemble, la croissance du PIB en 2021 a été de 5,7% sur une base ajustée de l’inflation – la croissance la plus rapide depuis 1984 – alors que le pays a rapidement rebondi après la récession induite par la pandémie en 2020.

La politique monétaire : La Fed s’est réunie au cours de la semaine et a maintenu le taux directeur américain. Lors de sa conférence de presse post-réunion mercredi, le président de la Fed, Jerome Powell, a laissé ouverte la possibilité que les décideurs politiques augmentent les taux en 2022 plus que les hausses de trois quarts de point qu’ils avaient indiqué après leur réunion de décembre. Selon les données de CME Group, les marchés à terme à la fin de la semaine évaluaient un potentiel important d’au moins 125 points de base (1,25%) de hausses de taux en 2022.

Canada

Au Canada, l’indice composé S&P/TSX, a clôturé en hausse de 0,58 % vendredi, se remettant de pertes antérieures, suivant la hausse des actions américaines et soutenu par des gains dans les secteurs des technologies de l’information, des soins de santé et des technologies propres.

L’indice composé S&P/TSX demeure fortement corrélé au prix du pétrole. Comme le secteur de l’énergie représente environ 12% de l’indice de référence, l’évolution du prix du pétrole influence le rendement de l’indice. Les fortes hausses du prix du pétrole ont toujours entraîné de solides rendements pour le TSX.

Europe

En Europe, les actions ont chuté pour une quatrième semaine consécutive, prolongeant les baisses en raison des inquiétudes croissantes concernant les hausses de taux d’intérêt et l’escalade des tensions entre la Russie et l’Occident.

En monnaie locale, l’indice paneuropéen STOXX Europe 600 a terminé la semaine en baisse de 1,87%. Les principaux indices en Allemagne et en Italie ont subi des replis similaires, tandis que l’indice CAC 40 français a reculé de 1,45%. L’indice FTSE 100 du Royaume-Uni a reculé de 0,37%.

Du côté économique, les données préliminaires de l’indice des directeurs d’achat (PMI) de la zone euro d’IHS Markit se sont établies à 52,4 soit le niveau le plus bas en 11 mois. Une grande partie de cette faiblesse provient du secteur des services, qui semble être sous la pression des restrictions liées à la Covid-19. L’indice PMI manufacturier, en revanche, a atteint un sommet en cinq mois à mesure que les goulots d’étranglement de l’offre se sont atténués. Les prix moyens facturés pour les biens et services ont augmenté au rythme le plus rapide depuis le début de l’enquête en 2002.

En Allemagne, le PIB s’est contracté de 0,7% au quatrième trimestre, les goulots d’étranglement de l’offre limitant la fabrication et les dépenses de consommation ayant chutées. En revanche, les données officielles ont montré que l’économie française a progressé de 0,7% au cours des trois derniers mois de 2021, ce qui est supérieur aux attentes.

Finalement, en Espagne, l’économie a progressé de 2,0% au cours de la même période, dépassant également l’estimation consensuelle. Les économies ont rebondi en 2021 après de fortes contractions dues à la Covid-19.

Asie

En Chine, les actions chinoises se sont effondrées avant les vacances du Nouvel An lunaire d’une semaine. Pour la semaine, l’indice composite de Shanghai a perdu 4,6% et l’indice CSI 300 a enregistré une perte de 4,5%, les investisseurs escomptant jusqu’à cinq hausses de taux aux États-Unis cette année, des augmentations qui pourraient avoir un impact sur les plans d’emprunt offshore de nombreuses entreprises chinoises. Du côté du CSI 300, l’indice est maintenant dans un marché baissier, ayant chuté de plus de 20% par rapport à son sommet de février 2021.

Dans l’actualité du secteur immobilier chinois, le promoteur Evergrande a déclaré qu’il présenterait une proposition de restructuration préliminaire dans les six prochains mois. Cependant, les créanciers ont été déçus par le manque de détails lors de l’appel en compagnie des détenteurs d’obligations. De plus selon le Financial Times, le processus de restructuration d’Evergrande a connu un revers la semaine dernière après qu’Oaktree Capital, un gestionnaire d’investissements alternatifs basé à Los Angeles, a saisi l’un des principaux développements résidentiels du promoteur près de Shanghai.

Source : Placements Mackenzie